juin 8, 2009

Analyse a posteriori de l’évaluation d’histoire sur la révolution industrielle

 

Consignes données durant l’évaluation par oral

Avant de faire une analyse des résultats des élèves, j’aimerais communiquer quelques informations qui ont été données par oral durant l’évaluation.

 

Des marges doivent être faites des deux côtés de la feuille, de manière à laisser suffisamment de place pour d’éventuels commentaires ou remarques.

Faire attention à la présentation et à l’orthographe. Il est possible de faire un brouillon si nécessaire.

 

Pour l’exercice 1, le tableau à remplir demande un certain nombre de petits calculs à faire (pour les ouvriers, la nourriture est parfois pour une semaine et parfois pour le mois entier).

Pour la deuxième partie de l’exercice 1, la consigne de 50 mots a été quelque peu revue à la hausse. Les élèves peuvent dépasser les 100 mots (étant donné qu’il semble assez difficile de faire le tour de la question en 50 mots).

 

En ce qui concerne l’exercice 2, les élèves ont eu à disposition la légende de l’image. La qualité de l’impression sur la page de l’évaluation n’est vraiment pas de bonne qualité, c’est pourquoi les élèves ont pu disposer d’une copie plus grande et de meilleure qualité au rétroprojecteur. J’ai décidé, avec mon praticien formateur, de leur laisser la légende de cette image, comme elle y apparaît dans le livre d’histoire LEP. 

La première partie de l’exercice 2 consiste à rédiger un fait divers ou un court article sur l’événement de l’image. Ayant à disposition la légende, j’ai demandé aux élèves de ne surtout pas plagier cette légende sous peine d’être pénalisé. Les élèves peuvent utiliser cette légende, mais c’est à eux de faire un effort de reformulation sous la forme d’un bref article de journal qui relate l’événement de l’image. Les élèves doivent répondre, avec leurs propres mots, aux questions qui, quoi, où, comment et pourquoi ?

La deuxième partie de l’exercice 2 consiste à se mettre dans « la peau » d’un personnage de l’époque (soit un bourgeois, soit un ouvrier) et de justifier son action ou sa position.

Ici encore je leur ai donné l’autorisation de dépasser les 75 mots si nécessaire, sans toutefois faire une rédaction de 300 mots.

 

Pour l’exercice 3, je leur ai rapidement rappelé les trois étapes principales de la MAS (Marche à suivre) vue et travaillée en classe : Présentation du document – Description – Interprétation.

 

Analyse des résultats des élèves et en particulier de trois élèves aux résultats différents 

(élève 1; élève 5 et élève 22)

Dans l’ensemble, les résultats sont plutôt moyens. Sur les 22 élèves de la classe, 6 ont des résultats inférieurs à la moyenne (2*3 & 4*3,5). La meilleure note est 5,5 (élève 21 et 22). La moyenne de classe est de 4,3. La majorité des résultats varie entre 4 (7x) et 4,5 (4x).

 

En ce qui concerne l’analyse des trois élèves aux résultats différents, j’ai choisi de prendre l’élève 1 (3), l’élève 5 (3,5) et l’élève 22 (5,5). Ces différents résultats ont été choisis de manière à avoir des différences significatives dans le type de réponse donnée. Mais il aurait peut-être été plus judicieux de prendre une note mauvaise (3), une note qui est juste à la moyenne et une bonne note (5,5).

Si je commence par le travail de l’élève 1 : l’exercice 1, partie A, a été complété justement à l’exception d’une case du tableau. L’erreur dans ce tableau se paye cash et un demi point est immédiatement soustrait. Cette partie de l’exercice ne doit pas poser de problème dans l’ensemble, étant donné qu’il s’agit simplement de bien lire les documents à disposition et de remettre l’information à sa place. L’élève 1 n’a pas bien lu la consigne qui demandait le total des dépenses alimentaires pour un mois. Il fallait donc diviser 8’500 par 12 ! La plupart des élèves (à l’exception de 4 dont l’élève 5) ont obtenu la majorité des points ou presque pour cet exercice. 

En ce qui concerne le travail de l’élève 5, je suis surpris de voir autant d’imprécisions alors qu’il ne s’agissait que de bien lire les documents et replacer l’information là où elle était demandée. L’élève 5 a fait 4 erreurs dans ce tableau et n’obtient donc que 3 points sur 5. Au contraire de l’élève 22 qui n’a pas laissé la moindre erreur dans ce tableau et obtient par conséquent le maximum de 5 points.

 

En ce qui concerne la partie B de l’exercice 1, je mettais un total de 4 points au maximum : 0,5 point  pour la structure (introduction-développement-conclusion) et 0,5 point pour la cohérence (pas d’erreurs). 1 point pour la partie analyse : il fallait affirmer l’opposition ou l’inégalité des deux groupes sociaux. 2 points pour les différents exemples (4*0,5 point par exemple) (logement, habits, santé, durée de travail, conditions de vie des enfants, salaire et budgets, consommation et nourriture, etc.).

Cette deuxième partie de l’exercice 1 consiste à rédiger un paragraphe argumenté qui permette de répondre à la question suivante : monde bourgeois, monde ouvrier : quelles conditions de vie ? 

Ici l’élève 5 et l’élève 1 nous donnent 4 exemples et obtiennent donc les 2 points. L’élève 22 ne donne que trois exemples et obtient ainsi 1,5 points. L’élève 1 est la seule à obtenir le point entier pour l’affirmation de l’opposition et inégalité entre ces deux mondes. Les élèves 5 et 22 obtiennent le demi point puisque une différence semble évidente mais il n’en est pas clairement fait état. 

 

Pour le deuxième exercice, partie A, je constate que dans l’ensemble ce point n’a pas posé beaucoup de problèmes. Les élèves 1, 5 et 22 ont tous obtenu la majorité des points, soit l’équivalent de 3 points. 0,5 point était attribué pour le respect de la consigne orale et le fait de ne pas trop paraphraser ou plagier ce qui apparaît dans la légende de l’image. 2,5 points étaient attribués pour répondre aux interrogations (qui, quoi, où, comment et pourquoi). La correction de cette partie A de l’exercice 2 a été corrigée de manière plutôt généreuse. Les élèves étaient pénalisés qu’en cas de plagiat évident.

La deuxième partie (B) de l’exercice 2 semblait plus difficile à réaliser pour un certain nombre d’élèves. En effet, 5 points étaient attribué dans son ensemble. Pour le respect de la consigne (écrire une lettre, dans « la peau de », plus de 75 mots) 1,5 points étaient donné (0,5 point par critère).

0,5 point était donné pour la cohérence générale ou le fait qu’il n’y ait pas d’erreurs ou d’aberrations importantes. 3 points étaient donnés pour la partie analyse. Un point donné par raison ou motif pour le bourgeois ou l’ouvrier qui justifient son action ou sa position.

Beaucoup d’élèves ont obtenu la majorité (dont les élèves 1 et 22) des points dans les parties 1 et 2 (cf grille d’évaluation/exercice 2, partie B), alors que la partie 3 (analyse et justifications du comportement) a semblé plus difficile dans l’ensemble. Cela me paraît normal puisque les élèves ont plus de difficulté à se mettre « dans la peau » de quelqu’un et de justifier ses actions. Le contraire aurait été plus surprenant.

 

Pour le troisième exercice, les différences de résultats entre les trois élèves sont très significatives.  La marche à suivre a été suffisamment vue et travaillée en classe avec d’autres documents ou images. Elle consiste à présenter le document dans un premier temps (nature, auteur, date, source). Cela vaut 0,5 point par élément mentionné correctement. Ensuite vient la description de ce document : 2 points sont attribués (1 point pour la qualité de la description et 1 point pour le fait qu’il n’y ait pas d’interprétation dans cette partie). Pour terminer vient l’interprétation du document (1 point selon la qualité).

1 point était donné à chaque élève qui respectait cette marche à suivre. La présentation, la description et l’interprétation du document apparaissaient de manière séparée.

L’élève 1 n’a pas fait cet exercice et est par conséquent pénalisée des six points que valait l’exercice. Cette élève est particulièrement lente et n’a pas réussi à terminer l’évaluation, malgré les 90 minutes à disposition. Il s’agit plutôt d’une exception  puisque plusieurs élèves m’ont rendu leur copie avant la fin des nonante minutes. 

Cet exercice  a été fait de manière très complète par l’élève 22, qui obtient 5,5 points sur 6. En effet, la présentation du document est bonne, la description précise et complète et l’interprétation convenable. Cette dernière pourrait être plus complète et pertinente, ce qui lui aurait permis d’obtenir la majorité des points (6 sur 6).

L’élève 5 obtient un nombre de points de 3 sur 6. La présentation du document mérite d’être plus complète, tout comme la description et l’interprétation.

L’échelle de ce travail est jointe en annexe. Les seuils ont été décidé avant de corriger le travail et n’ont presque pas été modifiés après le travail de correction. En effet, la moyenne est fixée à 16 points. J’ai été parfois assez généreux dans l’attribution des points par exercice ce qui me permet d’utiliser cette échelle qui n’est pas très avantageuse.

 

Propositions de remédiations relativement aux problèmes d’enseignement-apprentissage rencontrés par les élèves ou certains élèves 

Je tiens à souligner les habitudes très différentes que la classe a en ce qui concerne les évaluations. Mon praticien formateur ne fait pas ce genre d’évaluation avec des réponses sous forme de mini compositions ou des questions ouvertes. Les évaluations d’histoire que cette classe a dû passer sont plutôt des exercices sur la restitution de connaissances assimilées durant le cours. Les conditions du module MS HIS 11 ont quelque peu modifier les règles. Ayant à construire une évaluation dite d’intégration (cf. cadre général de l’évaluation) nous avons décidé de les interroger sur plusieurs thèmes qui avaient été vus en classe. 

Cette évaluation a probablement du déstabiliser ou déranger plus d’un élève. Je pense que cette dernière aurait posé moins de problèmes aux élèves si ces derniers étaient davantage entraînés à ce genre d’exercice. Restituer de simples connaissances apprises durant le cours ou  avoir un esprit critique sur un événement n’est pas de même niveau taxonomique. En plus les élèves n’ont pas eu beaucoup d’occasions de s’entraîner sur ce genre d’évaluation. On voit clairement sur certains travaux le manque d’habitudes pour répondre à ce type de questions. Les réponses ne sont que peu structurées. Il aurait peut-être davantage fallu travailler durant le cours sur des questions ouvertes de manière a mettre les élèves dans une situation plus proche de celle de l’évaluation.

L’exercice sur la présentation, description et interprétation d’un document a été suffisamment travaillé en classe pour que les élèves puissent utiliser une telle marche à suivre en étant confronté à un tout autre type de document. 

Certains élèves m’ont rendu le test après environ 60 minutes. J’ai alors regardé en vitesse l’ensemble de leur travail et en ai renvoyé 3 sur 5 qui n’avaient pas entièrement terminé le test. En effet, les consignes n’avaient pas été suivies dans les règles de l’art. J’ai ainsi souligné l’importance de lire correctement les énoncés des exercices et de se tenir à ce qui était demandé. Malheureusement, j’ai tout de même eu trois élèves qui n’ont pas fait tous les exercices demandés. Deux ont oublié de faire une partie de l’exercice, alors que l’autre n’a pas eu le temps de faire l’exercice 3. Le temps à disposition me semblait relativement long et ne devait pas poser de problèmes. A une exception près!  Je pense que cette élève a mal géré son temps à disposition. 

Je pense que si les élèves de cette classe étaient davantage entraînés à réaliser ce genre d’évaluation, cela ne leur poserait moins de problèmes et ils pourraient même s’améliorer sensiblement pour répondre à ces questions.  Il aurait donc fallu travailler un peu plus sur ce type de réponses (questions ouvertes) durant le semestre pour mieux préparer les élèves.

Les compétences 2, 3 et 5 du PEV ont été travaillées en classe durant les cours qui ont précédé le travail d’évaluation. Il est ainsi normal de retrouver des questions axées principalement sur ces compétences.

Je pense que la partie qui a posé le plus de problèmes aux élèves est la partie B de l’exercice 2. Certains élèves ont eu de la peine à se « mettre dans la peau » d’un personnage (bourgeois ou ouvrier) de l’époque et de justifier son action ou sa position. Cet exercice met en avant les différentes justifications de la part de l’ouvrier ou de la part du bourgeois sur l’événement de l’usine incendiée. Chaque groupe social y défend ses intérêts et ces derniers ne sont pas toujours évidents. 

Cela me semble normal que les élèves aient eu plus de difficultés à traiter cette partie, puisqu’ils doivent faire un gros effort de recontextualisation et justifier leurs faits et gestes. 

 

Analyse rétrospective du dispositif d’évaluation 

Je rappelle que non pas une, mais deux périodes d’histoire ont été enseignées aux 8 VSG depuis le début du deuxième semestre. Mon praticien formateur a décidé de donner deux périodes d’histoire par semaine grâce au projet d’établissement. En effet, en principe en 8 VSG la dotation horaire en histoire est d’une période et celle du projet d’établissement est de deux périodes. Une inversion a été effectuée de manière à me permettre d’enseigner deux périodes d’histoire par semaine. 

Durant le cours, diverses notions ont été étudiées. L’évaluation sur la révolution industrielle porte sur les sujets vus en classe durant les semaines précédant l’évaluation. L’accent est mis sur des analyses de documents (cf. compétence 2) (textes et images). Le passage de l’industrie dite d’Ancien Régime à une industrie plus moderne a été pris en compte. La question sociale de la lutte des classes a été traitée en classe, tout comme les différents progrès dans le domaine de l’industrie au XIXe siècle. 

Les sujets ont été étudiés de diverses manières : lecture du livre LEP (p. 699-705/p. 717-725), sources de différents types (textes, images, tableaux, graphiques, etc.), travail sur un extrait du film Germinal de Claude Berri. En outre divers documents sur les ouvriers et les patrons ou sur les causes et conséquences de la révolution industrielle ont été abordés en classe. Les élèves devaient maîtriser ces divers éléments pour réussir cette évaluation. Cependant, certains n’ont pas obtenu la moyenne et n’ont donc pas atteint tous les objectifs visés. 

Huit objectifs d’évaluation ont été distribués et commentés aux élèves (cf. annexe) deux semaines avant l’évaluation. Ce document écrit devait permettre aux élèves de mettre l’accent pour leur préparation sur un certain nombre de points étudiés en classe.

Les élèves devaient donc maîtriser la matière vue en cours mais ont éprouvé plus de peine pour la rétribution de cette matière (réponses à développer et non simple restitution des connaissances). Je pense que le fait de travailler sur ce type de questions qui demandent aux élèves de formuler des réponses sous forme de mini compositions est un excellent exercice qui mérite d’être pratiqué beaucoup plus régulièrement dans cette classe. Les résultats devraient être significativement meilleurs au fil du temps et de l’entraînement à disposition.

En ce qui concerne les questions posées aux élèves, j’aimerais revenir sur les différentes consignes données. Pour l’exercice 1 et 2, un nombre de mots approximatif a été donné (environ 50 mots et 75 mots). Cette consigne a été (tout comme le reste de la préparation de ce travail d’évaluation) vue avec mon praticien formateur. Après avoir réfléchi plus longuement, nous avons décidé que pour l’exercice 1, les élèves pouvaient dépasser les 50 mots pour atteindre 100 mots. Le but de cette consigne donnée oralement est de permettre aux élèves de développer davantage  et de faire le tour de la question. Je pense qu’à l’avenir, pour être plus précis, il est plus judicieux de donner un ordre de grandeur à respecter au mieux (par exemple une fourchette de 75 à 150 mots ou 100 mots +- 30) ou bien un nombre maximum à ne dépasser sous aucun prétexte (sous peine de sanction).

 

Bibliographie

 

Bouillon, J. ; Sohn, A.-M. ; Brunel, F. ;1848 / 1914 Histoire, Bordas, Paris, 1978. 

 

François, D. ; François, J. ; Haurez, R. ; L’époque contemporaine / 3ème, Bordas, Paris, 1971.

 

Bourgeois, C. ; L’époque contemporaine 1770-1914, LEP, Lausanne, 1999.

 

Bouhow, M. ; Dourboise, M. ; Evaluer les compétences en classe d’histoire, Louvain-La-Neuve, 2002.

 

Zola, E. ; Germinal, Livre de Poche, Paris, 1993. (+ DVD de Claude Berri).

 

 Tableau des résultats & échelleCorr.Eval.rév.Ind.objectifs.eval

Bilan de l’expérience sur l’utilisation d’un blog

mai 25, 2009

 

Je trouve que l’exercice que nous avons dû réaliser pour concevoir notre blog a été plutôt intéressant et très utile pour la suite de notre carrière en tant qu’enseignant.

Je dirais qu’avant le module de didactique d’histoire, j’étais très critique quant à la place de l’ordinateur et d’internet à l’école. Disons même que je partageais presque l’opinion du philosophe français Finkelkraut qui disait qu’ « internet et les ordinateurs à l’école cela ne servait à rien ».

Personnellement j’ai toujours été attiré par le sport ou la lecture plutôt que par le petit écran. Je peine à regarder la télévision et l’ordinateur m’est encore plus pénible. L’ordinateur reste néanmoins un outil de travail indispensable pour le métier d’enseignant (planification des heures de cours, préparation des évaluations et des documents à remettre aux élèves, etc.). Que je le veuille ou non, le recours à l’ordinateur doit se faire tous les jours.

Le travail que j’ai dû effectuer dans le cadre du module sur la création et l’utilisation régulière d’un blog m’a permis de me familiariser quelque peu avec cette manière de travailler. Je dois dire que mes connaissances techniques étaient fortement limitées sur le sujet. Par contre le fait d’avoir dû « mettre la main à la pâte » m’a beaucoup appris sur la conception et la réalisation d’un blog.

Je pense que cette pratique est très utile dans le métier d’enseignant. Cela peut permettre de discuter et communiquer avec d’autres personnes ou enseignants sur des sujets précis d’histoire ou d’actualité par exemple. Cela permet également d’établir un échange entre un enseignant et des élèves d’une classe ou d’un collège. Il n’y a aucune obligation de répondre aux questions soumises par l’auteur du blog, ni de mettre un commentaire, mais uniquement une liberté d’action et de parole.

J’ai acquis la compétence pour mettre en ligne un blog ainsi que pour l’utiliser dans le cadre d’un travail avec des collègues enseignants ou avec des élèves. Je pense que je réaliserai ce genre d’activité soit avec des collègues, soit avec des élèves. Tout cela dépendra aussi forcément des infrastructures à disposition. Il conviendra alors de reprendre l’exercice avec une classe d’histoire ou de géographie sous une forme à déterminer.

Néanmoins je ne risque pas de passer de nombreuses heures quotidiennes sur un blog, mais cet apprentissage dans le cadre du module de didactique d’histoire me donne les moyens de dialoguer et échanger avec des enseignants ou /et des élèves.

Analyse du blog

mai 8, 2009

Analyse du blog :

Le blog du CDI : http://lewebpedagogique.com/anatolecdi/author/anatolecdi/

Le blog du CDI (Centre de Documentation et d’Information) du collège Anatole France à Gerzat permet de  découvrir des signets de l’internet culturel, de s’informer sur l’orientation, de connaître les nouveautés du CDI, de publier des articles sur l’actualité du collège.

Ce blog est très riche et complet : on y trouve notamment :

-       Un choix important d’informations et de liens selon les disciplines (Arts plastiques, environnement, français, géographie, histoire, mathématiques, musique, chimie et physique, sports, technologie, langues anciennes et orientation).

-       Les actualités principales à l’intérieur comme à l’extérieur du CDI.

-       Des livres conseillés par les sixièmes, les nouveautés à lire et les revues au CDI.

-       Les activités en cours au CDI : il existe un nombre important d’exercices ou d’activités en tout genre.

Si nous prenons l’exemple de l’histoire comme discipline, il est possible de parfaire ses connaissances ou de compléter ses cours avec plusieurs liens. Il existe notamment des rubriques pour :

-       Préparer le brevet.

-       Quelques sites pour approfondir vos cours.

-       Cahier de texte en ligne pour les 5ème, 4, 5 et 6.

-       L’histoire de France par l’image.

-       Pour aller plus loin en histoire : la préhistoire, Egypte, monde moderne, le XXème siècle, le Moyen-Age, etc.

Il existe ainsi de nombreuses rubriques avec également des espaces pour les élèves et d’autres pour les enseignants. Le blog propose  à ses usagers des laboratoires interactifs, des dossiers interactifs, des quiz et des jeux ou concours en tout genre.

Il est bien sûr évident que pour chaque article ou chaque rubrique, il est possible et même souhaité d’y ajouter des commentaires. D’une manière générale, après avoir parcouru l’ensemble du blog, je n’ai pas trouvé de nombreux commentaires sur les différents sujets.

En ce qui concerne le modèle d’enseignement, je pense que la conception pédagogique principale du blog est transmissive ; en effet les professeurs-documentalistes (Mesdames Bedhomme et Schonfeld) mettent à disposition des élèves du collège Anatole en particulier, mais aussi à d’autres intéressés, des articles sur des sujets spécifiques. Une bonne partie de ce blog est ainsi une ressource qui permet aux visiteurs d’approfondir quelques connaissances. Dans ce cas de figure, il n’y a pas à proprement parler de construction ou de production de savoirs, mais les intéressés peuvent parcourir le blog librement afin de satisfaire leur curiosité.

Le modèle d’apprentissage du blog n’est pas uniquement transmissif, mais également béhavioriste. En effet, les auteurs du blog proposent un certain nombre d’exercices d’approfondissement sur des sujets particuliers ou abordés en classe. Il existe plusieurs exercices, questionnaires, jeux ou concours. Les élèves sont ainsi guidés et ils peuvent exécuter une succession de tâches.

Je pense aussi que ce blog touche en partie au modèle constructiviste. En effet, certains articles ou documents proposés me paraissent complexes et difficiles d’accès, ce qui pourrait dans le cas d’un apprentissage fait en classe, provoquer la fameuse phase de déséquilibre du constructivisme. L’élève devra donc faire un effort afin de lui permettre de s’approprier la matière.

En ce qui concerne la définition du blog pédagogique, je pense que celui du collège Anatole (Centre de Documentation et d’Information) correspond à ce que l’on appelle communément  un blog pédagogique. L’espace est clairement un espace de communication et de collaboration, les élèves ou d’autres personnes étant invités à publier leurs travaux ou à y joindre des commentaires. Le blog possède également un bon nombre de liens, d’hyperliens, d’images, de textes, de vidéos, etc. C’est un excellent outil à disposition des élèves du collège Anatole ou d’autres personnes, sans aucune obligation d’échanger.

Je trouve ce blog très intéressant et relativement complet. Il permet aux visiteurs de découvrir de nombreux sujets (le nombre de disciplines est important) en lien avec les cours et les actualités du collège Anatole. Ces derniers sont très riches et présentés de manière assez ludique parfois. Les jeux, quiz et activités sont construits de manière à susciter l’intérêt de ses lecteurs. Bref, ce blog permet un long voyage dans de nombreuses disciplines.

Analyse de la séquence du film de Germinal

mai 5, 2009

Analyse de la séquence du film de Germinal

Tout d’abord, je tiens à souligner le fait que quelques modifications ont été faites par rapport à la planification qui avait été établie pour le 9 mars. Ces changements ont été effectués suite aux commentaires de mes collègues de la HEP notamment, ainsi que selon la volonté de mon praticien formateur. Le but principal de ce travail était de travailler sur deux catégories sociales distinctes (les ouvriers et les bourgeois) avec l’étude d’extraits du film Germinal de Claude Berri. Je rappelle que le travail a été effectué avec une classe de 8VSG (20 élèves) d’un établissement scolaire de la région.

Le premier extrait qui a été visionné en classe a permis aux élèves de se rendre compte des conditions de vie des ouvriers à l’époque. Dans un premier temps, il n’a été passé que la bande audio des huit premières minutes de l’extrait. Avec l’aide des bruits uniquement, les élèves devaient essayer de mettre le plus d’informations dans le tableau à disposition. Ce tableau contenait trois entrées principales avec la musique, les bruits et le niveau de langage. Cet extrait a été regardé une fois, puis une mise en commun et synthèse a été faite avec les réponses des élèves.

Dans un deuxième temps, il a été très intéressant pour les élèves de regarder la bande image avec la bande audio ensemble. D’une manière générale, les élèves ont bien perçu les différents sons de cet extrait. La musique, les bruits de tout genre ainsi que le niveau de langage entre les différents personnages ont été répertoriés sur une feuille distribuée aux élèves avec le tableau et ses trois entrées. Il est, de mon point de vue, important pour les élèves de les faire travailler uniquement sur le son dans un premier temps, puis avec le son et l’image dans un deuxième temps. Ce genre d’activité est plutôt nouveau pour les élèves qui montrent de l’intérêt et de la motivation dans cette tâche demandée. La concentration maximale était demandée aux élèves afin de relever la signification des différents bruits, sons et musiques de l’extrait. Le fait de se concentrer que sur le son permet aux élèves de faire davantage attention à plusieurs détails. Ensuite, les élèves peuvent voir la bande image et ils ont ainsi la confirmation ou non de ce qui avait été imaginé auparavant sans l’image.

Le premier extrait permet de répondre à un bon nombre de questions sur le monde ouvrier et plus particulièrement sur le travail dans la mine. Dans un premier temps, il est demandé aux élèves de répondre aux huit premières questions (questions fermées) de manière individuelle. Ensuite, les élèves doivent travailler par deux et répondre aux cinq dernières questions qui sont plus ouvertes. L’ensemble de ces questions permet de mieux comprendre le milieu ouvrier.

L’extrait 1 sur le monde ouvrier est relativement long, mais il permet aux élèves de se faire une bonne opinion de l’environnement auquel ils sont confrontés. Dans un premier temps, l’élève peut voir les ouvriers dans leur habitation (mobilier, nourriture, etc.), puis sur leur lieu de travail (équipement, matériel, etc.).

L’extrait 2 sur le monde bourgeois est nettement plus court que le précédent. Il est évident que tout au long du film, le réalisateur met davantage l’accent sur le milieu ouvrier que sur le milieu bourgeois. Ce deuxième extrait permet néanmoins aux élèves de voir le contraste entre ces deux catégories sociales. Cette présentation du monde bourgeois est très clairement en opposition avec l’autre milieu. En effet, les principaux protagonistes bourgeois sont réunis pour un festin dans la propriété d’une famille bourgeoise. Le mobilier de la maison ainsi que les différents plats servis aux invités n’ont rien à voir avec ceux que les ouvriers peuvent se permettre. Cet extrait permet de dresser un bilan sur les conditions de vie  de cette autre catégorie sociale.

En ce qui concerne les sources historiques à utiliser permettant de distinguer entre film et histoire, il n’en a été utilisé que deux sur les cinq qui avaient été prévues. La première source utilisée a été une image mettant en contact un ouvrier avec un bourgeois. Cette image a un message clair et le travail autour de cette dernière a permis de mettre en place une marche à suivre à utiliser pour tout document iconographique. Tout d’abord, les élèves doivent bien observer l’image qui est sous leurs yeux pour leur permettre de décrire tous les détails de cette dernière. La description est un point important à ne pas négliger car il permet d’aller plus loin dans l’analyse du document. L’observation attentive permet une analyse pertinente de l’image. Il faut savoir répondre  à un certain nombre de questions (Qui, quand, quoi, où, comment, pourquoi,…, ?). Il faut savoir recontextualiser selon la période et pouvoir comprendre le message que l’auteur de l’image en question veut faire passer. Et surtout lorsqu’il s’agit d’une caricature.  Cette démarche a été définie et il peut être demandé aux élèves de  répondre à cette marche à suivre (MAS) pour n’importe quelle image sous les yeux. Le document qui a été utilisé est le texte qui parle des conditions de logement et d’hygiène des ouvriers anglais. Ce dernier a paru en 1866 dans un rapport sur la santé publique. Il permet aux élèves de confronter les images qu’ils ont vues dans l’extrait du film de Germinal à la réalité anglaise comme elle nous est décrite dans le texte.

En accord avec mon praticien formateur, il a été décidé de ne pas utiliser la deuxième image ainsi que les deux autres textes (celui sur les revendications d’ouvriers qui veulent un salaire plus élevé et celui sur la théorie sur le capital de Karl Marx).

Les deux extraits ont ainsi permis aux élèves de répondre à plusieurs questions sur les conditions de vie de deux catégories sociales de la révolution industrielle bien distinctes, à savoir les ouvriers et les bourgeois. Le travail de synthèse effectué en classe a pu montrer aux élèves les différences significatives entre ces deux groupes sociaux et un travail de comparaison entre ces derniers a pu être établi. A ce sujet, il me semble que le niveau 4 de la taxonomie de Bloom a été atteint !

D’une manière générale, j’ai l’impression que les deux extraits du film ont plutôt touché les élèves et ils leur ont permis de se faire une idée plus précise des conditions de vie des personnes à l’époque. La classe est déjà habituée à travailler avec des séquences de film, leur maître principal utilisant assez régulièrement des vidéos, extraits d’émissions ou de films.

Les élèves ont pu développer leur sens de l’interprétation du son en général, puis du son et de l’image ensemble. Le tableau à disposition ainsi que les différentes questions qui leur ont été posées ont pu apporter aux élèves des connaissances précises sur les conditions de vie de nos deux groupes sociaux définis. Ceci a permis de voir les similitudes et les différences entre ces derniers, afin de dresser un bilan comparatif entre les deux groupes. L’analyse et l’utilisation de deux documents qui avaient été choisis ont permis aux élèves de différencier le film de la réalité historique de la période. Il a ainsi été  convenu que le film de Germinal est plutôt assez proche de la « réalité de l’époque ».

Voici ci-joint les trois commentaires qui ont été faits sur ce travail de planification par mes collègues de la HEP :

Cloé Goy dit : 
mars 15, 2009 à 7:30 
Hello,
Je trouve ton idée d’activité très intéressante, ainsi que le choix du film pertinent.
La comparaison des deux mondes (ouvrier / bourgeois) me semble être une bonne approche pour le thème de l’industrialisation.
Par contre, lors de l’écoute des extraits, ne devrais-tu pas poser des questions plus précises aux élèves qui risquent, avec une seule question générale comme celle que tu as posée, de ne pas ressortir grand-chose! Peut-être devrais-tu poser quelques questions propres à l’univers sonore et quelques autres propres à l’univers visuel des extraits, afin d’amener les élèves vers la constatation générale à laquelle tu souhaites arriver?
De plus, les différentes questions que tu as mises en lien avec le premier extrait notamment, à quel moment les élèves devront-ils y répondre? Seuls durant le visionnage de l’extrait ou après? En groupe ? Après une première mise en commun ? Oralement avec toute la classe? 
Tes sources ont l’air très appropriées et riches (d’après la description que tu en donnes) pour illustrer les deux mondes dont parle le film.
Je te rejoins dans le sens où l’activité me semble également atteindre le niveau 4 au moins de la taxonomie de B. Bloom.
Bonne suite !

 

Julien Eggenberger dit : 
mars 16, 2009 à 7:57 |Le film est vraiment parfait pour cette thématique. Bravo pour le choix! Les activités correspondent bien aux objectifs énoncés. Quelques remarques plutôt de mise en oeuvre:
Le premier extrait me semble un peu long pour en faire une analyse détaillée. Les élèves n’en garderont qu’une approche trop générale qui ne permettra que difficilement, il me semble d’aller au fond des choses. Peut-être faudrait-il passer l’extrait en entier puis repasser une partie particulièrement intéressante?
Sur les consignes pour les élèves, je te suggérerais de fournir un tableau pour guider le travail des élèves. Par exemple, bruits, musique, niveau de langue,…
Par ailleurs, je formaliserais un peu les consignes et les réaliserais en plusieurs étapes car ton activité est très riche, mais risque un peu de faire “patauger” les élèves. Quelle mise en commun prévois-tu?

 

Julien Dietschy dit : 
mars 16, 2009 à 12:55 |
J’ai vu ce film il y a quelques années, je n’ai donc pas de souvenir précis. Il me semble très pertinent pour aborder la Révolution industrielle.
J’apprécie ton activité qui travaille entre autres la comparaison ( Bloom 4). Le nombre de sources historiques me semble également pertinent.
J’ai quelques doutes concernant la longueur du premier extrait. Les élèves arrivent sans doute à comprendre l’idée de la situation précaire des mineurs en regardant un extrait de quelques minutes.
Tes questions sont très précises et relativement fermées, avec des questions ouvertes qui traitent uniquement de la condition des mineurs, tu peux réduire le temps de diffusion.
Si je comprends bien tes élèves vont travailler l’univers du son et de l’image en même temps. Penses-tu qu’une diffusion est suffisante?
Tu pourrais diviser ta classe en deux, afin qu’un groupe se charge de la partie son et l’autre du visuel et ensuite faire une mise en commun.
à bientôt
Julien.

Conception de l’évaluation (révolution industrielle) / 8VSG

avril 24, 2009

Evaluation

 

La séquence d’enseignement :

 

La révolution industrielle a été abordée avec une classe de 8VSG sous plusieurs aspects :

 

-       La lutte des classes entre les bourgeois et les ouvriers.

-       Le niveau de vie des différents acteurs de l’époque.

-       Les progrès techniques.

-       La révolution de l’énergie.

-       Le machinisme et la division du travail.

-       Les briseurs de machines.

-       Les premières organisations ouvrières.

 

Les sujets sont traités de plusieurs manières : lecture du livre LEP (le sujet de la Révolution industrielle comporte plus de huitante pages sur le sujet. Des choix ont ainsi été faits afin de ne pas tout lire et par conséquent trop charger les élèves.), sources de différents types (textes, images, tableaux, graphiques, etc.), analyse d’images et également un travail sur un film (Germinal de Claude Berri).

 

Je tiens à souligner que  normalement le nombre de périodes d’histoire par semaine en 8 VSG est de 1. Mon praticien formateur a décidé de faire deux périodes par semaine (le jeudi) afin de pouvoir aller un peu plus loin dans l’enseignement sur le sujet. Ce choix a pu être possible grâce aux 2 périodes de projet interdisciplinaire qui sont prévues au programme de huitième année (en G). Comme corollaire, la dotation horaire du projet interdisciplinaire (donné par mon praticien formateur) ou du projet d’établissement  a été d’une période par semaine.

 

L’évaluation sur le sujet porte sur des analyses de documents (textes et images). Le passage d’une industrie dite d’Ancien Régime et une industrie plus moderne doit être pris en considération. La question sociale de la lutte des classes a été traitée en classe, tout comme les différents progrès dans le domaine de l’industrie au XIXe siècle.

 

LE PLAN D’ETUDES VAUDOIS (PEV)

Les objectifs du Plan d’études vaudois pour le programme de huitième année sont les suivants : (PEV, chapitre Histoire, version 2007) :

 

1) Situer dans le temps et l’espace les faits historiques observés.

-       Construire des frises événementielles avec périodisation.

-       Remplir des tableaux synchroniques à double entrée.

 

2) Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre.

-       Repérer les éléments constitutifs d’un contexte historique.

-       Présenter un document selon sa nature et son contexte de production.

-       Formuler des hypothèses à partir de documents écrits ou iconographiques.

 

3) Interpréter les outils nécessaires à la compréhension des phénomènes historiques.

-       Construire des cartes, des schémas, des organigrammes.

-       Présenter graphiquement des données chiffrées et les interpréter.

 

4) Mettre en perspective les faits présents et passés, pour en rechercher leurs conditions d’émergence, leurs causes et leurs conséquences, dans leurs dimensions multiples : sciences, techniques, arts et idées, etc.

-       Confronter des documents.

-       Déterminer des causes et des conséquences.

-       Repérer des ruptures et des permanences.

 

5) Maîtriser en situation un vocabulaire historique spécifique appliqué aux faits culturels, économiques, politiques et sociaux.

-       Faire le bilan d’une période ou d’un thème.

-       Construire un tableau de comparaison.

 

Dans cette évaluation, je mets l’accent sur les compétences du PEV 2, 3 et 5. Ces compétences ont été travaillées durant les différentes séquences d’enseignement sur le sujet de la Révolution industrielle, mais aussi sur d’autres sujets étudiés en classe auparavant (la Révolution française et la période napoléonienne, par exemple).

 

Le test qui est prévu pour le milieu du mois de mai comporte trois exercices. L’évaluation peut être dite significative, étant donné qu’il ne porte pas uniquement sur de la restitution de connaissances, mais surtout sur une situation dite nouvelle ou « d’intégration », comme demandé dans le cadre général de l’évaluation.

 

Ces compétences ont été travaillées à plusieurs reprises dans le courant de l’année, afin de donner tous les moyens possibles aux élèves pour répondre à cette évaluation.

 

Le test dure 90 minutes au maximum. Les objectifs du test seront communiqués aux élèves au préalable dans un document distribué deux semaines avant l’évaluation. Le dictionnaire peut être utilisé durant le travail.

 

Analyse par question :

 

L’exercice 1 compare des sources historiques de diverses origines. Dans un premier temps, les élèves doivent compléter un tableau en utilisant les quatre documents. Ici, il s’agit pour l’élève de bien comprendre les différents documents et de restituer les connaissances sur le sujet. Ensuite, l’élève doit rédiger un paragraphe qui compare les deux milieux que sont le monde ouvrier et le monde bourgeois afin de répondre à la question sur leurs conditions de vie.

 

L’exercice 2 fait appel à des connaissances données dans le cours. En effet, ce genre de faits-divers a été étudié en classe et les élèves devraient pouvoir expliquer l’image en annexe. D’autres exemples de ce genre ont été auparavant travaillés et les élèves devraient pouvoir contextualiser. Dans un deuxième temps, les élèves doivent se mettre dans la peau d’un personnage de l’époque et donner un point de vue sur ce fait-divers. L’image en noir et blanc qui est sur la troisième page du test n’est pas de très bonne qualité et est de taille plutôt petite. Durant le test, il sera projeté au rétroprojecteur un transparent avec la même image en plus grand et avec une meilleure qualité.

 

L’exercice 3 fait appel à une compétence qui a aussi été travaillée durant le cours. Une marche à suivre a été établie afin de donner tous les outils aux élèves pour analyser une image, quelle que soit son origine. Après une observation attentive, les élèves doivent être capable de décrire l’image pour l’analyser de la meilleure manière possible. Cette image, montrant un bourgeois face à un ouvrier, n’a pas été utilisée en classe auparavant. Les élèves doivent néanmoins faire appel à leurs connaissances sur le sujet  et les utiliser à bon escient dans la situation à laquelle ils sont confrontés.

 

Les trois exercices du test se répartissent entre les niveaux 1 (restitution de connaissances) et 4 (analyse) de la taxonomie de Bloom.

 

Elaboration d’une activité autour d’un film : Germinal de Claude Berri

mars 9, 2009

Elaboration d’une activité autour d’un film

Germinal


Fiche signalétique

 

 

1)    Fiche technique

 

Germinal est un film franco-belge réalisé par Claude Berri. Ce dernier est tiré du roman éponyme d’Emile Zola. Les acteurs Gérard Depardieu, Renaud et Miou-Miou se partagent les rôles principaux. Le film est sorti en 1993 et dure 2 heures et quarante minutes. Il a été tourné à Montsou, dans le Nord de la France.

Ce film a été réalisé à partir du livre d’Emile Zola paru en 1885. Il s’agit du treizième volume de la série Les Rougon-Macquart et peut-être le plus célèbre. L’action se déroule dans le bassin houiller du nord de la France, lors d’une grève provoquée par la réduction des salaires. Outre tous les aspects techniques de l’extraction minière ainsi que les conditions de vie dans les corons, Zola nous y montre les débuts de l’organisation politique et syndicale de la classe ouvrière, mais aussi ses divisions entre marxistes et anarchistes.

Le roman prémonitoire a précédé de vingt ans la catastrophe de Courrières, lors de laquelle 1099 mineurs ont trouvé la mort.

 

2)    Thèmes

 

Ce film de fiction évoque un certain nombre de thèmes :

-       La lutte des classes (ouvriers contre la bourgeoisie)

-       Le soulèvement et la colère du monde ouvrier

-       La crise économique

-       La grande industrie

-       L’exode rural

-       La violence

-       La misère et la faim

-       L’amour

-       La nature

 

3)    Autour du film

 

Le réalisateur

Claude Berri, né Claude Berel Langmann le 1er juillet 1934 à Paris, mort le 12 janvier 2009 à Paris, d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 74 ans, est réalisateur, acteur, producteur et scénariste de cinéma français.

Claude Berri est issu d’une famille juive ashkénaze, fils d’un fourreur polonais et d’une ouvrière roumaine installés à Paris. Il exerce brièvement le métier paternel, mais suit des cours de théâtre en parallèle.

Considéré comme l’un des grands producteurs (Bienvenue chez les Ch’tis, de Dany Boon, grand succès en France en 2008) et réalisateurs (Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des sources) de l’histoire du cinéma français, Claude Berri a aussi été un grand amateur d’art moderne et contemporain, auquel il a dédié l’Espace Claude Berri, ouvert à Paris le 21 mars 2008.

Claude Berri a produit et réalisé quelque uns des plus grands films du cinéma français : Le Vieil Homme et l’Enfant en 1966, le Maître d’école en 1981, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ en 1993, Astérix et Obélix contre César en 1999, Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre en 2002, Bienvenue chez les Ch’tis en 2008.

 

Synopsis

Un jeune chômeur, Etienne Lantier, se fait embaucher aux mines de Montsou, dans le nord de la France. Il fait la connaissance d’une famille de mineurs, les Maheu, et tombe amoureux de leur fille Catherine. Mais celle-ci, qui n’est pas insensible à Etienne, est la maîtresse d’un ouvrier brutal, Chaval.

Etienne est révolté par les misérables conditions de vie des mineurs, et quand la Compagnie des mines, alléguant la crise économique, décide de baisser les salaires, sa révolte s’exaspère. Rêvant d’une société plus juste, il propage des idées révolutionnaires et pousse les mineurs à la grève.

Les semaines s’écoulent. Les grévistes affamés se déchaînent en une bande enragée aux cris de : « Du pain ! du pain ! ».

Mais l’armée intervient, et les mineurs se résignent à reprendre le travail. C’est alors que Souvarine, un ouvrier anarchiste, sabote la mine. Les galeries inondées s’effondrent. De nombreux mineurs périssent. Etienne se trouve bloqué avec Catherine et Chaval. Ce dernier le provoque. Etienne le tue et devient l’amant de catherine qui meurt d’épuisement dans ses bras.

Etienne, sauvé, part pour Paris. Il a perdu ses illusions, mais a le cœur plein d’espoir. Il sait qu’un jour viendra où la force ouvrière, encore en germination, s’organisera pour venir à bout des injustices.

 

Germinal au cinéma

Le succès du roman auprès des lecteurs et des cinéastes :

Germinal est le roman de Zola le plus connu et le plus lu du grand public. Il est aussi « le classique le plus étudié à l’école », selon Dominique Goust, directeur du Livre de Poche. Toutes éditions confondues, il se vend, chaque année environ 180’000 exemplaires du roman de Zola, phénomène que, vraisemblablement la sortie du film de Claude Berri, Germinal, n’a pas manqué d’amplifier. Du reste, aujourd’hui, Zola compte parmi la dizaine d’auteurs les plus lus dans le monde.

 

Zola est un auteur éminemment « cinématographique », si l’on s’attache à recenser le nombre de films qui, avec plus ou moins de liberté, ont été adaptés de son œuvre : on n’en compte pas moins de septante !

 

Le film Germinal de Claude Berri a été un travail de longue haleine. Il a fallu plus de six mois de tournage et un budget de 165 millions de francs pour obtenir un des films les plus chers du cinéma français. 8000 cachets de figuration ont été distribués, 65 rôles principaux, 250 techniciens, 6 responsables des effets spéciaux, ainsi que des décors qui vont nécessiter 7 mois de construction et coûter la somme de 42 millions.

 

Ce film a remporté de nombreux prix ou césars en 1994 :

     Meilleure photographie (Yves Angelo)

     Meilleurs costumes (Sylvie Gautrelet, Caroline de Vivaise et Moidele Bickel)

     Meilleur film (Claude Berri)

     Meilleur réalisateur (Claude Berri)

     Meilleur scénario (Claude Berri et Arlette Langmann)

     Meilleur montage (Hervé de Luze)

     Meilleure musique (Jean-Louis Roques)

     Meilleurs décors (Hoang Thanh At)

     Meilleur son (Pierre Gamet et Dominique Hennequin)

     Meilleure actrice (Miou-Miou)

     Meilleur second rôle masculin (Jean-Roger Milo)

     Meilleur second rôle féminin (Judith Henry)

 

 

Les acteurs principaux sont Renaud (Etienne Lantier) et Gérard Depardieu (Maheu). Le célèbre chanteur accepte la proposition de Claude Berri de jouer le rôle du personnage central Etienne Lantier. Autour de ces deux acteurs, la distribution est prestigieuse avec notamment Miou-Miou, Jean Carmet, Laurent Terzieff, Bernard Fresson et Anny Duperey.

 

L’équipe de tournage s’installe dans le Valenciennois où l’on reconstitue notamment la fosse du Voreux, l’un des plus importants décors du film, près du village de Paillencourt, au bord du canal de l’Escaut. On y a fait venir des tonnes de charbon de Lorraine et fabriquer spécialement en Pologne les fameuses lampes de mineur Davy.

 

Germinal sort le 29 septembre 1993 à Paris et Claude Berri déclare : « C’est un film qui parle d’aujourd’hui puisqu’il pose les questions fondamentales de l’existence : l’amour, le mal, la justice, la liberté, le droit au bonheur. C’est la protestation séculaire, et toujours actuelle, de l’esclave contre le maître. C’est le combat pour un monde meilleur ».

 

 

 

 

4)    La séquence choisie

 

a. Titre de la séquence, chapitre du DVD, minutage vidéo

J’ai choisi deux séquences du film mettant en opposition deux catégories sociales bien distinctes l’une de l’autre. Le milieu ouvrier dans un premier temps, puis le milieu bourgeois dans un second temps.

La première séquence (DVD, Chapitre 2 et 3, de 6 minutes 15 secondes – à 23 minutes 10 secondes) dure environ 17 minutes.

 

La deuxième séquence (DVD, Chapitre 12 et 13, de 1 heure, 4 minutes et 30 secondes – à 1 heure, 7 minutes et 28 secondes) est beaucoup plus courte et ne dure que 3 minutes.

 

b. Justification, intérêt

Cette activité en lien avec un film de fiction arrive au début de ma séquence d’enseignement sur la Révolution industrielle et la question sociale. Les dernières périodes d’histoire données à cette classe de 8 VSG ont permis de terminer le chapitre sur la période napoléonienne. Le travail d’évaluation sur ce thème se fera le jeudi 12 mars. Je vais donc commencer un nouveau sujet selon le Plan d’Etude Vaudois. Après une discussion avec mon praticien formateur, il a été décidé d’aborder le thème sur la Révolution industrielle.

Etant donné les critères et exigences dans le cadre du module MSHIS11, il a été décidé d’utiliser les extraits de ce film lors de la première période d’enseignement sur le sujet. Il s’agit pour les élèves de « s’approprier » et de chercher à mieux comprendre les deux milieux fortement opposés que sont le monde bourgeois et le monde ouvrier.

Le but de ces extraits est de permettre aux élèves de prendre conscience des divisions et inégalités entre la bourgeoisie et le milieu ouvrier. Ce film illustre à merveille le monde ouvrier et le travail dans la mine. Le contraste est très fort entre ces pauvres personnes qui n’ont même plus de quoi se nourrir et les bourgeois (directeurs, propriétaires et autres actionnaires).

L’analyse distincte de ces deux groupes pourra alors être entrepris, tout comme un exercice de comparaison entre ces deux mondes. Les exigences peuvent ainsi être remplies, puisque nous avons un niveau complexe de la taxonomie de Bloom (4)

 

c. Activités d’élèves proposées

 

Objectifs :

 

- Identifier les différents éléments sonores des deux extraits de film (musique, intonation, interlocuteur, type de discours).

 

- Identifier les différents éléments iconographiques des deux extraits de film (personne, gestuelle, apparence physique, lieu, décor).

 

- Analyser les éléments propres (conditions matérielles, mobilier, lieu de résidence, langage utilisé, etc.) aux deux milieux en opposition (milieu bourgeois et milieu ouvrier).

 

 

Le premier extrait du film montre les conditions de travail des mineurs de Montsou. (milieu ouvrier)

 

Quelle est l’ambiance qui ressort de cet extrait et comment cette ambiance est-elle rendue (aidez-vous des bruits, des couleurs et autres effets…) ?

 

Cette séquence peut être divisée en plusieurs temps : chacun d’entre eux nous donne des informations sur l’univers ouvrier : conditions de vie, de travail, idées, etc. Ces différentes scènes nous permettent de répondre à un certain nombre de questions :

 

Quel est le salaire à la mine du Voreux ? Quels sont les horaires de travail ? Quelle est la nature du travail ? Quelles sont les différentes tâches effectuées par les ouvriers ? Quel est l’âge auquel on commence à travailler ? Les femmes travaillent-elles aussi dans la mine ? Quels détails peuvent montrer des conditions de santé précaires ? Quelle est la réaction en cas de malheur (décès de Florence, par exemple) ? Comment est l’environnement familial (autres membres ; mobilier, etc) ? Quelle est la nourriture ?

 

Le deuxième extrait du film met en avant le milieu bourgeois et ses conditions de vie.

 

Quelle est l’ambiance qui ressort de cet extrait ? Quel est le mode de vie bourgeois ?

Cet extrait met en évidence certaines caractéristiques du milieu bourgeois (habits, nourriture, mobilier, préoccupations principales, etc.).

 

 

Après avoir décrit et analysé l’environnement matériel et les conditions de vie dans ces deux milieux, il me semble intéressant de revenir sur la fin de l’extrait 1. On trouve un passage où les deux milieux se trouvent en contact. Il s’agit de la scène où « la Maheude » se rend chez les Grégoire. Cette séquence révèle certains points importants :

 

- De quelle manière le film choisit-il de présenter le monde bourgeois ?

- Que vient faire « la Maheude » chez les Grégoire ?

- Quelles sont les réactions des Grégoire ?

- Que fait « la Compagnie » pour les ouvriers ?

 

 

5)    Documents complémentaires

(Choix de 3-4 sources historiques complémentaires à utiliser dans un deuxième temps)

 

Après l’activité sur les deux extraits du film de Germinal, il me semble indispensable de confronter ces résultats à d’autres documents ou sources historiques.

 

Afin de distinguer entre film de fiction et histoire, il est important d’illustrer le travail fait sur le film par des images et textes qui ont été choisis dans deux livres d’histoire.

 

En effet, les deux caricatures ainsi que les textes 1 et 2 proviennent des pages 31, 33, 35, 51 et 53 du même livre :

 

Bouillon, J. ; Sohn, A.-M. ; Brunel, F. ;1848 / 1914 Histoire, Bordas, Paris, 1978.

 

Le texte 3 a été tiré de la page 129 du livre :

 

François, D. ; François, J. ; Haurez, R. ; L’époque contemporaine / 3ème, Bordas, Paris, 1971.

 

Les deux premiers documents sont iconographiques. Il s’agit de caricatures  mettant en relation le bourgeois et l’ouvrier.

Le premier texte illustre les revendications d’ouvriers qui veulent un salaire plus élevé.

Le deuxième texte parle des conditions de logement et d’hygiène des ouvriers anglais.

Le troisième texte est plus théorique est philosophique puisqu’il nous parle de la théorie sur le capital de Karl Marx (lutte des classes : monde bourgeois et monde ouvrier).

 


Les informations de la rubrique « Autour du film » sont tirées des sites suivants ainsi que de la bande d’annonce du film et DVD :

www.wikipedia.org/Germinal-

www.scribd.com/doc/15330/Emile-Zola-Germinal-fr

file:///Users/maitre/Desktop/Sources%20et%20documents%20:%20Germinal/file:///Users/maitre/Desktop/%20Germinal%208VSG.doc

 

Choix d’un film de fiction

février 27, 2009

Choix du film de fiction : Germinal de Claude Berri (1993)

Durant ce semestre, j’ai uniquement une classe de 8 VSG que je vois pendant deux périodes chaque jeudi matin.

Les différents thèmes étudiés depuis le début de l’année ont été la Révolution française et la période napoléonienne. Mon praticien formateur envisage de commencer au milieu du mois de mars avec un nouveau sujet sur la révolution industrielle. 

Je pense que le film de Claude Berri est un film qui illustre très bien les enjeux de cette période. Le scénario évoque les transformations économiques et sociales au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. L’artisanat d’avant fait alors place à la grande industrie.

Il est par ailleurs très intéressant de mettre en évidence le combat socialiste contre le capital. En effet, le film met en évidence les rapports sociaux conflictuels entre les ouvriers et la bourgeoisie.

Maintenant il me reste à choisir exactement quels extrait sont les plus pertinents à utiliser dans le cadre d’un cours d’histoire.

Hello world!

février 27, 2009

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